Pour tout un chacun, il n'y a rien de plus ressemblant qu'un berger australien qu'un autre berger australien, ou bien un chat tigré et un autre chat tigré...
Mais les pawrents (les mots "maîtres ou propriétaires" sont beaucoup moins poétiques, n'est ce pas !) le savent : ils reconnaitraient leur animal de compagnie même s'il était noyé dans une assemblée d'autres animaux de même race !
Cédric Sapin-Dufour lui-même en parle dans les premières pages de son livre "Son odeur après la pluie". Ce qu'il retint de sa première visite avant adoption de son Ubac, pour être sûr que c'était bien celui qu'il avait choisi qu'il retrouverait queques semaines plus tard, c'est cette fine lice blanche sur le front (cette petite flamme blanche de poils qui remonte entre les deux yeux et parfois jusqu'aux oreilles).
Et puis à force de le côtoyer, de l'observer et de l'admirer d'un oeil attendri, on ne voit plus simplement "qu'un chien"...on le voit dans toutes ses caractéristiques, celles qui le rendent uniques.
Tel fut mon cas, quand je réalisai quelques jours après son arrivée à la maison, que S'Mée, ma beauté adoptée il y a maintenant 5 ans, arborait sur son pelage, très exactement sur son épaule gauche, une belle et jolie tache en forme de coeur noir.
Mais bien plus encore, ce qui la rend unique se lit dans son oeil bleu, d'un bleu si pale qu'un jour on m'a demandé si elle était aveugle car il paraissait presque blanc...
Quand elle vous regarde, elle a une expression bien à elle... entre l'effronterie, la clownerie et l'affirmation de soi...c'est indescriptible !
C'est finalement en m'attardant sur ses petites caractéristiques, que je retins qu'elle avait non seulement une tache en forme de coeur, un oeil bleu à vous percer l'âme...mais également une petite tâche de dépigmentation apparue récemment sur la truffe et des coussinets bi-goût fraise-réglisse si choupinets.
L'inspiration du tryptique m'est finalement apparue, presque comme une évidence. Je n'ai pas retenu dans un premier temps sa jolie tache noire...mais je sais qu'elle fera l'objet plus tard d'une petite illustration, c'est sûr car c'est pour moi tout un symbole !
Je n'avais qu'une obession : immortaliser au pinceau ces si jolies caractéristiques que je ne voulais surtout jamais oublier !
Je me rappelai alors avoir vu qu'il existait un format de papier assez atypique tout en longueur et qui se prêterait bien à l'exercice. Il s'agit d'un format 15 cms x 30 cms de la marque Arches
Je ne savais pas bien ce qu'il en découlerait mais voilà que je me pris à des calculs savants pour partager ma "page" en trois zones identiques, coller du masking tape pour y créer des cadres et délimiter de manière régulière ces 3 formes rectangulaires.
J'ai pris autant de plaisir à peindre ces détails qu'à réaliser un portrait classique et peut-être même plus car le "zoom" permet de peaufiner encore le réalisme.
Sur la truffe, je me suis bien amusée avec l'effet "granuleux", plus exactement pavimenteux (et oui j'ai cherché le terme, je vous aurai peut-être appris un nouveau mot !).
Saviez-vous d'ailleurs que l'on appelle cette partie du museau la truffe parce qu'elle rappelle très justement ce champignon si prisé ?
J'ai donc joué des superpositions de pigments mais aussi de crayons aquarellables et de mon précieux stylo blanc pour marquer la lumière.
L'oeil était peut-être le plus ardu à réaliser...restituer cette jolie couleur bleue translucide n'était pas si aisée. Je me suis attachée à partir sur un premier fond presque blanc, vraiment très peu pigmenté. Dans l'aquarelle, on se laisse parfois surprendre par les dosages...parfois trop clair au séchage mais parfois aussi tout l'inverse.
Et il n'était pas question de se louper !
La couleur poivre et sel des poils autour de l'oeil était un autre challenge. Mais grace à mon pinceau Filbert Grainer de Princeton je m'en sors à chaque fois !
La réalisation des coussinets était amusante ! Comme des petits galets aux aspérités gommées par les roulis de la mer et aux couleurs douces, j'ai aimé peindre leur rondeur.
Certains disent que les coussinets sentent le popcorn...Je n'ai pas forcément ce ressenti. Oui, j'ai fourré mon nez pour savoir ! Et je crois que l'odeur est un autre moyen sensoriel d'attachement; comme on respire le cou des bébés, je respire les pattounes (et le pelage de mes poilues).
Le moment de vérité est venu en décollant le masking tape. Ceux qui me suivent sur instagram en ont eu la primeur.
Et le résultat était à la hauteur de mes espérances !
Si bien que je me suis dit qu'il fallait que je vous le propose ! J'espère que cette idée vous plaira, et tout du moins qu'elle vous donnera envie de noter les petits détails qui font que votre compagnon est unique à vos yeux ! Pour commander, c'est par ici
Et si ce premier article de blog vous a plu, n'hésitez pas à m'encourager à continuer en me laissant un petit commentaire !

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Bénédicte de Valois (vendredi, 29 mai 2026 15:03)
Comme toujours avec toi c’est le perfectionnisme qui prime...
Et ce n’est pas un vain mot...tu vas jusqu’au bout de tes idées et/ou désirs.
Il faut dire que tes compagnes sont non seulement très photogéniques mais aussi de belles inspiratrices, à la hauteur de ton talent.
Tu sais tout saisir....ce que l’on te demande tu parviens à le réaliser pleinement.
J’en ai fait l’expérience plus d’une fois.
Continue à partager ce que tu fais le mieux.
A bientôt